jeudi 8 mars 2012

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lundi 13 février 2012

Le modèle allemand


Le modèle allemand est à la mode en ce moment dans les médias et chez les politiques. Si vous ne souhaitez ne plus avoir de SMIC (il n'y a pas en Allemagne), si vous souhaitez être payer parfois 5 euro de l'heure ou si vous souhaitez vous transformer en travailleur pauvre, foncez ! C'est ça le modèle allemand. De la flexibilité pour mieux se faire entuber.

Mais dans ce pays, il y a aussi du bon. Comme par exemple, dans les gares...On trouve des zines dans les gares. C'est vrai, pas n'importe lequel, ils sont assez pro. Mais tout de même, des zines au kiosque de la gare. C'est comme si on pouvait choper Rad Party ou Ratcharge à Châteaucreux, en attendant sa connexion pour Roanne.

Faut être honnête, y a des trucs dispensables. Mais il y a des choses excellentes. Trust fait partit de la catégorie "excellente". Interviews au poil qui permet de découvrir et qui donne envie d'écouter. Par exemple, grâce à ce numéro, j'ai découvert Yage 10 ans après. Des types droits dans l'interview, d'une franchise désarmante. Et un screamo sombre et désabusé teinté de hardcore d'une réalisation parfaite.


 

L'Allemagne, c'est aussi des groupes de punkrock qui déboitent. On pense à Dean Dirg, mais par exemple, EA80, c'est aussi vraiment très bien. Les gaziers jouent depuis 30 ans ensemble et envoient un punk rock mid-tempo négatif et plein de noirceur, le tout un peu noisy. Cela rappelle les français de Virago parfois. Je suis fan de leur dernier disque avec un titre dont il n'est pas nécessaire de traduire : "Definitiv = nein".



Le tube de ce disque s'appelle "Vor dem Untergang"

mercredi 25 janvier 2012

Vous avez déjà pleurez en écoutant la radio


C'est Philippe Squarzoni qui écrit ça dans une de ces BDs (peut-être Garduno, en temps de paix). il écrit ça en référence à une émission "là-bas si j'y suis". Depuis que je suis en Allemagne, cette émission est un peu devenu mon copain, qui vient de me parler de choses et d'autres en français. Pas que ça me manque, le français, mais y a plus d'émotion qui passe avec cette langue qu'avec le germanique.

Quoique, j'ai vu Pour lui récemment au cinéma (et en allemand) et ça faisait longtemps qu'un film ne m'avait pas plombé autant. D'ailleurs, d'après le silence de la salle de cinéma, j'étais pas le seul à ruminer de l'émotion. Ce film parle de la mort chez des gens normaux. On est presque tous normaux. Le film ne peut que nous toucher.

Je me suis un peu égaré. Je voulais parler de l'émission de radio qui me botte en ce moment. J'écoute cela en podcast et je m'étais mis de côté une émission qui s'appelle "les derniers jours". ça sentait l'émission qui rend triste. Je me la suis gardé pour un jour où je peux supporter la chose. Et malgré tout, j'ai eu des larmes à la fin et j'ai fait le mec qui en avait en m'essuyant rapidos les joues. Et ouais, ça parlait encore de la mort et de l'amour chez les gens normaux et putain, c'est beau. ça se choppe sans trop se forcer sur la toile.



 The Mighty Stef, The – Downtown / Sunshine Serenade - The Firstborn Is Dead Recordings - 2010

Un 45t qui contient la chanson parfaite. Une belle mélodie folk, un refrain mélancolique à chanter  avec les copains du tierquar: la scène se passerait dans une rue de Dublin, dans les vapeurs de l'aube. On remonterait son col pour se protéger du vent s'engouffrant dans une rue ouvrière comme on en voyait dans les reportages de l'ère Thatcher. On penserait au boulot qui commencerait dans une poignée d'heure. Mais on aurait encore le temps de chanter « downtown ». Et on esquisserait un sourire en pensant que le vie a parfois du bon.

mardi 10 janvier 2012

Beastie headache ou grand écart musical



Beastie Boys - license to ill - def jam - 1986

Grâce à la fougue de la jeunesse et ce hip-hop hybride, les beastie boys produisent une des meilleurs faces A du monde. Le son est parfait, les instrus envoient, chaque chanson est un tube et les trois zozos qui rappent ont une verve et un débit ultra jouissif. On sent aussi les racines hardcore du groupe, qui balance chaque morceau comme un cocktail molotov, sans se poser de questions. En faisant une comparaison hasardeuse, ce disque me fait penser au kill'em all de Metallica. Derrière ces deux disques, on retrouve des jeunots qui ont décidé de jouer vite et fort, sans trop regarder autour d'eux. Dans les deux cas, le résultat est percutant.



Royal Headache - LP- XVIII records - 2011

The Nerves s'est réincarné dans le corps des musiciens de Royal headache qui comme leurs aînés font dans la pop un peu garage. La petite touche nouvelle est cette pointe de punk qui achève l'auditeur. La voix du chanteur est aussi à couper le souffle et donne le supplément de fougue qui fait vraiment la différence. Le disque presque parfait (à cause de cet instrumental un peu chiant au milieu du disque).



samedi 10 décembre 2011

De la patience.


Brat Pack, Wanderlust @ Bochum, 9/12/2012 :

Il m'aura fallu plus d'un an pour trouver LE lieu pour aller voir des concerts à Bochum. Le lieu est petit, décoré à l'arrache et a du caractère. Un bar direct à l'entrée à droite avec des prix défiants toute concurrence, un poteau en plein milieu de la pièce et la scène tout au fond, à gauche. Y a à peine la place pour la distro. Le tout fait au maximum 30m2.Tu mets dedans 2 groupes de hardcore hollandais (Wanderlust et Brat Pack), un public fourni qui n'est pas à un défilé de mode et une certaine tension, et voilà, le truc qui me manquait est là. Un concert où il se passe quelque chose. Et la salle y est vraiment pour quelques chose. Y a un an, j'avais trouver Brat pack un peu chiant. Mais c'était dans une salle un peu plus "institutionnelle". Là, entre ces 4 murs décrépis, c'est grosse mandale dans ta gueule. 


Là-bas si j'y suis à Athènes :


L'émission de France Inter fait un tour en Grèce. Cela fait flipper. Comme d'habitude, l'émission est orientée, le présentateur peut être très agaçant, mais le sujet est tellement important. La crise, le coup d'état économique, les conséquences sur la population, sur un pays. C'est un peu triste à écouter mais très instructif et surtout, ça donne la rage, car il est déjà trop tard pour l'indignation.
C'est réécoutable en podcast sur le site de l'émission ou de la radio publique.



Teaching you no fear - various Skateboard heroes - Burning heart records - 1994

C'est une des premières compils Burning heart records. 17 ans après, on ne peut pas nier que ce document a un petit côté désuet. Mais cela reste un joli instantané de ce qui se passait chez les suédois cette année-là. Millencolin et son skapunk catchy et maladroit, Breach et son hardcore bien malsain (des membres du groupe poursuivent sur une voix musicale lugubre avec le projet terra tenebrosa), No fun at all et son hardcore mélodique, etc. Ce disque est aussi très intéressant pour le son. Quand on le compare à de nombreux disques qui sortent aujourd'hui, où le son est rendu si massif par je ne sais quel outil informatique, ce qui en rend l'écoute très fatigante, ce disque prouve que de l'énergie, il peut y en avoir avec un son beaucoup plus léger.



jeudi 1 décembre 2011

En vrac


 Ce qui est intéressant dans ce livre sur les OVNIs, c'est qu'on se marre à chaque page. On y apprend par exemple que la ville d'Arès du côté de Bordeaux a construit un ovniport. La raison est simple. Y a pas de lieux adéquats pour que les extraterrestres se posent sur terre. Il faut en construire un. Et hop, majorité au conseil municipal, l'idée est audacieuse.
Voici le texte rappelant le pourquoi du comment, se trouvant sur une borne dans la ville : 

« OVNIPORT ARES : Le 15 août 1976, ce site a été réservé, par décision de Monsieur le Maire Christian RAYMOND, approuvée par le Conseil Municipal pour accueillir sur notre planète les Voyageurs de l’Univers. QUE VOS ATENDEM TOTJORN (nous vous attendons toujours). Bob COTTEN et un honorable groupe d’Arésiens sont à l’origine de cette initiative reconnue du monde entier. ».

Grâce à ce livre, on apprend aussi à se comporter en cas de rencontre incongrue. Voici des conseils développés par des chercheurs. Merci messieurs les chercheurs. Maintenant, je serais quoi faire, en pleine nuit, sur une route perdue de campagne, si le moteur de la voiture se coupe soudainement et que se profile à l'horizon, cette silhouette sortant d'une soucoupe volante :

Extraterrestre rencontrée par un policier à Huntsville, Texas, en 1973

1) Essayez de confirmer votre observation avec d'autres témoins.

2) Dans le cas où vous avez un appareil photo, prenez en une.

3) Comparez l'objet avec les lieux qu'il survole, cela peut donner un ordre de grandeur de sa taille et de sa vitesse.

4) Dessinez l'OVNI quand vous arrivez chez vous et écrivez vos observations.

5) Prévenez la police, les militaires ou un groupe de chasseur d'OVNI.

Dans un autre registre,  ce disque dégomme :



War song - Ancient times - 2011 - the pression records :

C'est un peu cela  pour moi le punkrock. Des gens qui mettent un peu de leurs tripes dans leurs musiques. Et dans le punkrock un peu rock'n'roll des espagnols de Warsong, c'est ce qui accroche tout de suite. Le groupe ne brille pas par son originalité mais l'énergie est là. Débordante, remuante, elle te fait tapoter du pied en chantonner les refrains ultra efficaces. Pour résumer, une version plus tendue de the briefs ou de the hives première période à la sauce punk.

P.S. : Sinon à Huntsville, Texas, y a aussi des choses plus sérieuses que des rencontres du troisième type.



mercredi 23 novembre 2011

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